CARACTÉRISTIQUES MUSICALES NATIONALES

BURKINA FASO

La musique du Burkina Faso comprend la musique folklorique de 60 groupes ethniques différents. Le peuple Mossi, situé au centre de la capitale, Ouagadougou, représente 40% de la population, tandis que le sud, les populations Gurunsi, Gurma, Dagaaba et Lobi, parlant des langues Gur étroitement liées à la langue Mossi, s’étendent dans les états côtiers.

 

Au nord et à l’est, les Fulani du Sahel prépondérent, tandis que dans le sud et l’ouest, les langues mandières sont communes; Samo, Bissa, Bobo, Senufo et Marka. La musique traditionnelle burkinabé a continué à prospérer et la production musicale reste très diversifiée. La musique populaire est principalement en français: le Burkina Faso n’a pas encore réussi à produire un succès panafricain majeur.

 

CONGO

La culture musicale de la République du Congo (ou Congo Brazzaville) se rapproche beaucoup de celle de son voisin, la République démocratique du Congo.

La musique pop locale, le soukouss, est populaire dans les deux pays, et les musiciens traversent la frontière pour jouer le même style de musique.

La musique de la République démocratique du Congo varie selon ses différentes formes. En dehors de l’Afrique, la plupart de la musique de la République démocratique du Congo s’appelle Soukous, qui se réfère le plus précisément à une danse populaire à la fin des années 1960. Le terme rumba ou rock-rumba est également utilisé généreusement pour se référer à la musique congolaise, même si ni précis ni précisément descriptif.

Les gens du Congo n’ont pas un terme unique pour leur propre musique en soi, bien que muziki na biso (« notre musique ») ait été utilisé jusqu’à la fin des années 1970, et maintenant le nom le plus fréquent est ndule, ce qui signifie simplement la musique dans la langue Lingala; La plupart des chansons de la République démocratique du Congo sont chantées à Lingala.

COTE D’IVOIRE

La Côte d’Ivoire compte à peu près 70 ethnies différentes avec chacune ses particularités de chants et danses.

Par ordre d’importance démographique et territoriale, on retrouve ainsi représentés les groupes ethniques :

  • Les Baoulés qui représenteraient 23% de la population ivoirienne. Ils sont originaires du Centre du pays (Yamoussoukro, Bouaké, Toumodi) mais on les trouve localisés aussi au Sud-Est frontalier du Ghana et au Sud lagunaire. Ils appartiennent au groupe Akan (4,8 millions de personnes). Le président Houphouët Boigny était Baoulé.

  • Les Bétés (18%), issus de l’ouest du pays font partie du groupe Krou, et sont à ce titre des cousins proches des Kroumens du Liberia voisin. Au centre-sud et au sud-ouest résident les Krou ou Magwé, la principale population de cet ensemble ethnique étant les Bété. Le Président Laurent Gbagbo est Bété.

  • Les Sénoufos (15%) originaires du Nord musulman font partie du groupe Gour (voltaïque) et se retrouvent au Nord-Est. Ils constituent l’un des plus anciens peuples du pays, avec les Sénoufo et les Lobi. Comme nombre d’eux vivent au Burkina voisin, ils sont mal vus par les autorités qui ont tendance à les confondre avec les deux millions de Burkinabés qui vivent aux quatre coins du pays.

  • Les Malinkés (11%), Dioulas (commerçants), tribus mandingues établies dans les régions septentrionales de l’actuelle Côte d’Ivoire depuis la chute de l’empire du Mali au xviie siècle. Ils font partie du groupe Mandé ou Mandingue localisé dans le nord-ouest du pays qui compte surtout les Malinké, les Bambara, les Dioula, les Foula, etc. Au centre-ouest, l’ethnie des Dan réside dans la zone montagneuse du pays, principalement vers Man. par billco cfa la fortune

  • D’autres ethnies minoritaires ou groupusculaires représentent ainsi en pourcentages le nombre total relaté d’ethnies : Sénoufo (9,7 %), Malinké (8,5 %), Baoulé (6,6 %), Dan ou Yacouba (5,9 %), Bété (5,7 %), Agni (4,5 %), Gouro (3,6 %), Dioula (3,4 %), Guéré (3,4 %), Dida (2,1 %), Lobi (1,8 %), Wobé (1,7 %), Abé (1,4 %), Adjoukrou (1 %), les Ébrié (0,7 %), etc.

Liste alphabétique d’ethnies et représentations folkloriques existantes : Abbey, Abidji, Abouré, Abron, Adjoukrou, Agni, Ahizi, Alladjan, Anoh, Attié, Avikam, Bakwe, Baoulé, Bété, Birifor, Conja, Degha, Dida, Dioula, Djamala, Djimini, Djoranigbè, Ebrié, Egar, Ehotilé, Fanti, Gagou, Gbin, Gnamboua, Godié, Gouro, Guébié, Guéré, Koulango, Kouya, Koyaka, Krobou, Kroh, Kroumen, Loba, Lobi, M’gbatto, Mahouka, Malinké, Mona, NZima, Neyo, Pèpèhiri, Sahanga, Sénoufo, Sokya, Tagbanan, Toura, Térédjika, Wobé, Yacouba, Yohwèlè, etc.

Musique actuelle

La musique actuelle de Côte d’Ivoire a perdu sa place de leader, au profit des nigérians qui s’inspirent pourtant du coupé-décalé. Aujourd’hui le coupé-décalé est l’une des musique les plus écoutée par la jeunesse ivoirienne. On trouve aussi le zouglou mais celui-ci est plutôt en baisse.

GUINÉE

La Guinée est une nation d’Afrique de l’Ouest, composée de plusieurs groupes ethniques. Parmi ses musiciens les plus connus, Mory Kanté – 10 Cola Nuts a connu un succès majeur en Guinée et au Mali alors que «Yeke Yeke», célibataire de Mory Kanté à Paris, était un succès européen en 1988.

Le français est la langue officielle de la Guinée et est la principale langue de communication dans les écoles, l’administration gouvernementale, les médias et les forces de sécurité du pays. L’indépendance pour la Guinée est venue en 1958. Le président de la Guinée, Sekou Toure, a dissous tous les orchestres de danse privés et créé un réseau de groupes parrainés par l’État.  Le gouvernement a bientôt formé le Syli Orchestre National, un orchestre de danse qui présentait certains des meilleurs musiciens de la terre.

Liberté a été l’hymne national de Guinée depuis son indépendance en 1958. Il a été organisé par Fodéba Keïta, basé sur la mélodie « Alfa yaya ».

Musique traditionnelle

Les 10 millions de personnes de Guinée appartiennent à au moins vingt-quatre groupes ethniques et raciaux. Les plus importants sont les Fula (40%), les Mandinka (30%) et les Susu (20%). Fula est largement utilisé dans le centre de Fouta Djallon, Maninka à l’est et Susu dans la région côtière du nord-ouest. C’est un pays essentiellement islamique, avec des musulmans représentant environ 85% de la population.  Les chrétiens, en majorité des catholiques romains, environ 10%  de la population, se trouvent principalement dans la région méridionale de la Guinée forestière.

La musique de Mandé est dominée par les djelis, chanteurs-historiens itinérants qui chantent des louanges à des clients privilégiés. Traditionnellement, les instruments populaires comprennent le ngoni, un parent éloigné du banjo et le balafon. Les célèbres joueurs de balafon incluent El Hadj Djeli Sory Kouyaté et, au début de sa carrière, la superstar Mory Kanté. Le kora, un croisement entre une harpe et un luth, est également répandu. D’autres musiques folkloriques populaires utilisent le Dunun cylindrique jumelé au formidable Djembe.

Comme au Mali, un renouveau de racines a eu lieu dans les années 1960 et 1970 avec le soutien de l’Etat de Sekou Touré. Il a introduit une politique culturelle radicale appelée authenticite, par laquelle les musiciens et les artistes ont reçu l’ordre de « regarder le passé » pour l’inspiration et d’intégrer les pratiques traditionnelles dans leurs arts. Authenticite a pris fin avec la mort de Sekou Toure en 1984.

Musique populaire

Après la Seconde Guerre mondiale, la guitare a été importée en Guinée et des joueurs comme Kanté Facelli et son cousin Kanté Manfila ont développé leur propre style de jeu. Dans les temps modernes, la guitare joue un rôle très important.

Certains des premiers groupes de danse comprenaient des groupes populaires comme Keletigui Et Ses Tambourinis, Ballas et ses Balladins et Kebendo Jazz (également connu sous le nom d’Orchestre de Danse de Guéckédou). Beaucoup de ces bandes enregistrées sur les disques de Syliphone. Bembeya Jazz National a enrichi le melting pot musical de Guinée après avoir visité Cuba en 1965.

MALI

Les mélodies traditionnelles, autrefois jouées sur la kora, continuent d’alimenter la musique d’aujourd’hui via des interprètes dignes descendants des griots tels Diaby douaMamadou DiabatéGanda FadigaToumani DiabatéBabani KonéAmi KoïtaTata BamboMah KouyatéSekou Kouyaté. Parmi les non-griots, on peut également citer Salif KeïtaAli Farka TouréBoubacar TraoréRokia TraoréOumou Sangaré et Samba Touré.

La diversité de la musique malienne met en valeur la diversité culturelle du Mali. On peut ainsi trouver différents styles musicaux comme les chansons de chasseurs, la musique du wassoulou, les griots, ETC.

Les instruments utilisés sont essentiellement le n’goni, la kora, le balafon, le bara, le n’dounu.

La musique malienne est surtout connue à travers des célébrités comme Amadou et Mariam Bagayogo, le « couple aveugle » qui a créé Beaux dimanches (Le dimanche à Bamako…), Ali Farka Touré le deux fois nommé aux Grammy AwardsSalif KeïtaHabib KoitéSamba Touré, héritier de la musique d’Ali Farka Touré, Mama Sissoko qui fut plagié par le célèbre chanteur américain Carlos Santana et dont l’affaire fut portée devant la justice américaine en 2005, Oumou Sangaré, Oumar Koïta qui est naturalisé allemand, ou encore Mokobé jeune malien de France qui a su s’imposer dans le milieu du rap tout en n’oubliant pas ses racines et en collaborant avec plusieurs artistes africains. Ballaké Sissoko œuvre par ses collaborations avec des musiciens européens comme le violoncelliste Vincent Ségal ou le pianiste Ludovico Einaudi au rayonnement de la kora et de la culture malienne.

La musique dogon est bien souvent l’oubliée de ce patrimoine très riche. Cette musique dogon est diverse et variée. Elle est étroitement associée aux différents rites : mariages, funérailles, etc. Après Kadja Lélé, la vétérane, la jeune chanteuse Déné Issébéré est l’emblème de cette culture musicale dogon aussi bien au Mali qu’en dehors des frontières maliennes.

La musique touareg est appréciée au-delà des frontières maliennes, notamment le blues touareg ; elle est représentée entre autres par le groupe Tinariwen, initiateur et leader de ce courant musical.

Le reaggaeman Koko Dembélé a composé beaucoup de titres en langue dogon.

 

SÉNÉGAL

Le patrimoine musical sénégalais est plus connu que celui de la plupart des pays africains, grâce à la popularité du mbalax(dérivé de la musique traditionnelle sérère njuup), qui est un genre de musique percussive wolof ; elle a été popularisée par Youssou N’Dour. Le tambourinage sabar est particulièrement populaire.

La musique sénégalaise comme bien d’autres musiques en Afrique puise ses origines dans les chants des griots qui chantaient à la gloire des rois et des princes. À l’arrivée de l’Islam, des musulmans sont devenus des maîtres paroliers et ont développé l’art des prières chantées.

Une institution à Dakar, le Théâtre national Daniel Sorano, regroupe d’illustres artistes sénégalais, tel le grand parolier, poète et griot Ndiaga Mbaye qui devient membre dès 1966 et bien d’autres encore…

Les générations suivantes de chanteurs vont à leur tour accaparer cette tradition tout en lui donnant un style plus moderne.

 

 

 

 

Productions Marie Chevrier

Musique d'ici et D'ailleurs