GUMBOOT

 

L’atelier consiste d’abord en une présentation de l’histoire du Gumboot, adaptée au groupe d’âge.

Chaussés de bottes, les danseurs produiront des rythmes en tapant sur leurs bottes et sur diverses parties du corps, en claquant dans leurs mains et en tapant sur le sol. Cette danse sera également alliée à ces chants africains.

Dans les écoles et les garderies, l’atelier peut être préparé par une fabrication préalable de cordelette agrémentées de cloches ou de d’objets tintants que l’on fixera à la cheville pour apporter un timbre différent aux sons produits en dansant. En outre, le son de ces clochettes a un sens profond, il rappelle le bruit des chaines qui retenaient les esclaves.

L‘exécution esthétique inclut aussi l’ordre strict de la marche militaire et la discipline exigée par le travail souterrain dans les mines. On attend des danseurs qu’ils répondent rapidement, sans hésitation à, ce que le leader ordonne. La précision du mouvement – commencer et finir sur le même rythme – est cruciale pour réaliser une exécution puissante.

Equipement nécessaire

 

Des bottes de caoutchouc, les plus hautes possible, sans cap d’acier pour qu’elles soient légères et sans décoration sur les côtés extérieurs, car c’est un endroit où l’on frappe.

ORIGINE DU GUMBOOT

 

Le terme isicathulo signifie bottes dans la langue zulu. Le Gumboot a été créé par les prisonniers noirs qui travaillaient dans les mines d'or durant l'Aparthaïd, dans les années 1880. L’inondation était un problème sérieux. Au lieu de drainer l’eau, les patrons optèrent pour une solution plus économique et moins compliquée, celle de donner des bottes de caoutchouc aux travailleurs.

Dans ces conditions difficiles, où la parole était interdite, les claquements de bottes et de chaînes, à la surface de l'eau et au sol, sont devenus un mode de communication non-verbale.

Le gumboot prit par la suite un aspect revendicatif de la culture populaire et se répandit dans d’autres pays du continent africain. Les compagnies minières demandaient aux danseurs de présenter des spectacles aux visiteurs. La danse permettait alors aux travailleurs de s’exprimer, et ce, dans leurs langues zoulou, hosa, sothu ou swazi, inconnue de leurs employeurs. Les travailleurs se moquaient ouvertement de leurs patrons sans que ceux-ci s’en rendent compte.

Plus tard, cette façon de communiquer s'est transformée en danse rythmée, percussive et dynamique, maintenant devenue traditionnelle en Afrique du Sud.

 

 

 

 

Productions Marie Chevrier

Musique d'ici et D'ailleurs